Le Manteau à martingale -
  • Littérature étrangère
  • Date de parution : 03/01/2020
  • Format : 15 x 23 cm, 14,99 EUR €
  • ISBN 978-2-88250-620-7
Le Manteau à martingale
et autres textes
Mikhaïl Chichkine
Traduit par Maud Mabillard
Langue d'origine : Russe

Préface de Paul Nizon

 

« Derrière moi, une querelle s’éternise, un bébé hurle, le wagon tressaute, ses roues grondent, les trains qui nous croisent vrombissent, mais, pour moi, le bruit s’est tu. »

 

Mikhaïl Chichkine, qui s’était donné pour mission d’adapter le modernisme « à la Joyce » aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu’il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l’importance du mot ou le destin de l’écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d’œuvre : c’est, selon Paul Nizon, l’hommage éblouissant d’un écrivain à un autre écrivain.

 

Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l’appel de la littérature, l’exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de « sa » langue d’écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le « code » de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d’inspiration autant que ses obsessions.

 

Les livres numériques des éditions Noir sur Blanc sont disponibles aux formats epub et mobi et sont pourvus d’un dispositif de protection par filigrane. Ils sont lisibles sur l’ensemble des ordinateurs et appareils mobiles (liseuse, tablette et smartphone).

ils en parlent…
  • « Douze textes aussi subtils que bouleversants où la violence du pays d’origine est racontée depuis l’expérience de l’exil, avec son décalage fécond et son sentiment d’étrangeté. Chacun s’avère un petit chef-d’œuvre d’intelligence et d’émotion, qu’on a envie de relire pour la beauté de la langue et d’une construction aussi fluide qu’impeccable. »

    Anne Pitteloud, Le Courrier

     

    « Le Manteau à martingale jette des ponts entre les rives, entre les gens, entre les vivants et les morts, mais ces ponts sont fragiles et leur équilibre précaire. Ils tiennent par la seule force de la littérature. »

    Annick Morard, Le Temps

     

    « Chichkine continue d’arpenter ce territoire qui est le sien, à cheval sur deux histoires et deux cultures. Il n’y a pas de déchirement chez lui, son cœur est assez vaste pour faire de la place aux deux pays, l’immense et le petit, et le travail de cet exil sur sa langue natale ne cesse de l’intriguer et de le combler. »

    Frédéric Fanchette, Libération

     

    « Chichkine veut faire danser la vie au-delà des douleurs de l’Histoire, celle-là même que l’on retrouve au plus fort de la littérature russe quand le lyrisme se veut élévation de l’âme. »

    Alain Favarger, La Liberté

     

    « La vie, rien qu’elle. »

    Élisabeth Barillé, Le Figaro magazine

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