Looking for Lenin -
  • Beaux livres
  • Date de parution : 15/06/2017
  • Format : 20 x 16 cm, 176 p., 25,00 EUR €
  • ISBN 978-2-88250-472-2
Looking for Lenin
Niels Ackermann, Sébastien Gobert

Préface de Myroslava Hartmond, traduite de l’anglais par Odile Demange

 

Établis en Ukraine depuis plusieurs années, le photographe Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert posent un regard curieux sur l’histoire de ce pays. Depuis la révolution de Maïdan, le gouvernement ukrainien cherche à marquer, vingt-cinq ans après l’indépendance du pays, une rupture nette avec le passé soviétique, notamment en promulguant des lois de « décommunisation ».

 

Les deux reporters sont partis à la recherche des marques tangibles de la période soviétique, sous son aspect le plus répandu et apparemment banal : les statues de Lénine. Celles-ci ont aujourd’hui entièrement disparu du paysage ukrainien. La scène est bien connue, répétée des dizaines et des centaines de fois depuis 1990 : la statue est jetée à terre par un gros véhicule, les grands-mères crient ou pleurent, les hommes fument, certains filment la scène. Mais que fait-on de la statue après sa chute ? Y a-t-il un cimetière prévu pour ce type d’objets emblématiques ? Le Lénine en miettes a-t-il une valeur au marché noir ? Que pensent les gens de cette destruction des symboles ?

 

Dans leur enquête, Niels Ackermann et Sébastien Gobert découvrent des Lénine dans les endroits les plus improbables, jardins, décharges, couloirs de musées, salons de particuliers… Ils en ramènent plusieurs entretiens avec leurs gardiens ou propriétaires et de magnifiques images, loufoques ou décalées, parfois teintées de nostalgie. Certains Lénine sont reconstitués, d’autres customisés ou détournés – Dark Vador, cosaque ou homme-sandwich. Devenus objets du quotidien inoffensifs, on leur voue une forme de tendresse, ou une haine farouche : ils sont le signe d’un passé encombrant, dont il faut s’emparer pour inventer un avenir à l’Ukraine.

 

Niels Ackermann, né en 1987, partage sa vie entre l’Ukraine et la Suisse. Il est photographe de presse pour les plus grands journaux internationaux (Le Temps, Le Monde, la Neue Zürcher Zeitung, le New York Times…) et est cofondateur de l’agence photographique Lundi13. Il a publié L’Ange blanc. Les enfants de Tchernobyl sont devenus grands aux Éditions Noir sur Blanc en 2016. Ce reportage lui a valu de nombreux prix ; il a été élu photographe suisse de l’année 2016.

 

Né en 1985, Sébastien Gobert est un voyageur, passionné de l’espace postcommuniste. Installé en Ukraine comme journaliste depuis 2011, il est notamment correspondant pour Libération, Radio France Internationale, Le Monde Diplomatique, La Tribune de Genève. Son travail a été récompensé par le Prix « Writing for CEE » en 2013. Il tient un blog intitulé « Nouvelles de l’Est. Récits d’Ukraine et d’ailleurs ».

 

ils en parlent…
  • « À coup sûr, l’un des livres de photographie – et quelles photographies – de l’année 2017 ! En Suisse comme ailleurs. »

    Luc Debraine, Aimer lire

     

    « Un petit bijou d’“Ostalgie”. »

    Christophe Ono-Dit-Biot, Le Point

     

    « Un fascinant inventaire […] On tourne les pages de ce très beau livre et on détaille une “taxonomie d’idoles déchues”, selon la jolie formule de Myroslava Hartmond dans la préface de l’ouvrage. »

    Caroline Stevan, Le Temps magazine

     

    « Au détour d’une chasse aux Lénine, Niels Ackermann et Sébastien Gobert ont su éclairer le lecteur mieux que de nombreuses analyses sur l’Ukraine. »

    Olivier Tallès, La Croix

     

    « Dans des caisses de musées, en poussière au pied de HLM pas fiérots, ou même remplacé avec humour par la figure de Dark Vador, voilà Vladimir Ilitch en très petite forme, et la photo documentaire à son meilleur niveau. »

    Emmanuelle Lequeux, Beaux Arts Magazine

     

    « Un voyage-inventaire qui raconte autrement l’histoire récente de l’Ukraine, les rapports de force, les déceptions et les nostalgies. »

    Veronika Dorman, Libération

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