Récits ultimes -
  • Récit
  • Littérature étrangère
  • Date de parution : 06/09/2007
  • Format : 14,5 x 23,5 cm, 256 p., 18,25 EUR €
  • ISBN 978-2-88250-197-4
Récits ultimes
Olga Tokarczuk
Traduit par Grazyna Erhard
Langue d'origine : Polonais

Ida, Parka, Maya. Une femme mûre, une très vieille femme et une jeune mère, la femme d’aujourd’hui, affrontent chacune à sa manière le monstre du Temps. Elles sont la grand-mère, l’arrière-grand-mère et la mère d’un même petit garçon, mais la famille s’efface dans l’instant de pure solitude qui les confronte à la mort. Trois récits composent ce beau roman, où le mythe des trois Parques trouve un écho subtil.

Après un accident de voiture, Ida marche dans la nuit jusqu’à la maison d’un vieux couple. Elle y passera plusieurs jours à tourner en rond, incapable de se ressaisir. Découvrant une grange qui sert de mouroir aux animaux malades, elle songe à sa propre fin, à cette mort entrevue qui reviendra la prendre.

Sa mère, Paraskewia, dite Parka, est une Ukrainienne exilée en Pologne. Son mari vient de mourir, il neige, et leur maison est coupée du monde. Alors, sur le flanc de la montagne, elle trace avec ses pieds un message pour ceux d’en bas, en lettres immenses : PETRO EST MORT I Lorsqu’elle achève le point d’exclamation, elle a déroulé en pensée le film de sa vie.

Enfin il y a Maya, la fille unique d’Ida, qui séjourne en Malaisie avec son garçon de onze ans. Elle est censée préparer une brochure touristique, mais son voyage ressemble davantage à une fuite, au contrecoup d’une blessure intime.

ils en parlent…
  • « Cette quadragénaire porte sur les petits malheurs qui rongent le cœur et les grands moments qui le font battre plus fort un regard lucide et sensuel. Loin de tout désenchantement. Des jeux de clair-obscur d’une rare finesse (…) »

    Agnès Séverin. Le Figaro littéraire

     

    « Soixante ans d’histoire polonaise pulsent à l’arrière-plan de ces personnages, façonnent ces trois façons d’être et de penser, c’est bien là ce qui rend ce livre captivant, nécessaire. »

    Marion Graf. Le Temps

     

    « Comme une araignée tisse, patiemment et artisanalement, sa toile, Tokarczuk dispose peu à peu les éléments descriptifs et narratifs qui, nous enserrant dans ces rets, nous permettent d’approcher les personnages et leurs secrets, leur trouble plutôt, leur inconscient. »

    Thierry Cecille. Le Matricule des anges

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